C’est la première fois que j’ai rédigé un mémoire si long, en français de plus (je sais d’ailleurs que 50 pages, ce n’est rien pour un étudiant français en master), comme si j’ai vécu un combat dûr. Je ne me moquerai plus jamais des docteurs qui ont été pour moi des gens académiques ennuyeux. C’est trop facile de dire que « ah cet enfant est intelligent » sans voir ce qu’il ou elle a déjà fait. Je me croyais plus intelligente que la plupart de mes camarades et des doctorants du département, juste comme une enfant qui a entendu trop d’éloges venant de ses parents et de ses voisins. C’est trop facile d’avoir quelques idées malices et vagues ; le vrai travail, c’est de les exprimer d’une façon convaincante aux autres.
La rédaction d’un mémoire, c’est comme un voyage. Avant d’y arriver, j’ai eu des connaissances sur le lieu par ma lecture ou par les autres moyens. Mais ce n’est qu’en l’exploitant sur place que j’en ai une connaissance plus profonde et quelquefois de belles surprises. Le voyage est pour les gens forts de la physique et du moral parce que c'est souvent épuisant et la rédaction d’un mémoire c’est pareil. Merci à ceux qui m'ont accompagnée dans ce voyage beauvoirien. Maintenant je suis trèèèèèèès contente de revenir chez moi, c'est à dire dans ma vie quotidienne. Vive le printemps !
jeudi 9 avril 2009
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3 评论:
Je me rappelle très bien de la rédaction de mon mémoire. Je pense comme toi que c'est un sacré voyage intérieur. Plus nous travaillons une matière (que ce soit la pierre ou la littérature)plus celle-ci nous modifie en retour. C'est une relation de réciprocité. Plus elle me dévoile ses trésors, plus je m'offre à son influence. J'ai écrit un mémoire sur la parole magique des femmes dans les chansons de geste (genre littéraire du XIIIe s) - Impression d'avoir rédigé avec mon propre corps.
Mais toi tu écris dans une langue qui n'est pas la tienne, et tu dois exprimer des réflexions extrêmement fraîches et intimes avec des mots étrangers. C'est très fort. Je me suis permise de citer ton blog dans un de mes derniers bulletins, "l'escalade de Babel".
http://lanxuejing-in-beijing.blogspot.com/2009/04/lescalade-de-babel.html
Vive le printemps... et l'écriture, quand même.
Les compliments qui tuent, tu as connu ça aussi....
Xiao-bob
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