jeudi 23 avril 2009

Homme, femme, maîtresse

L’autre jour, mon ami de Suzhou est venu à Nankin sans me le prévenir pour passer l’entretien donné par le département de l’administration commerciale de mon université qui offre la formation de MBA(Master of Business Administration) à Nankin et à Suzhou. J’étais en train de lire dans le dortoir lorsqu’il m’a appelée : « Je suis devant la porte de l’université ! » « Ah bon ?! » Je suis sortie avec une joie inexprimable pour le rejoindre: c'est toujours un grand bonheur de revoir un vieux ami. Il s’habillait en costume, ce qui m’a fait bien rire. A son côté, un couple que je connaissais dont la fille était en costume : elle a réçu elle aussi un entretien. On est allés dîner dans un bon restaurant. Ces trois personnes travaillent tous pour les entreprises des 500 puissants du monde : mon ami pour une entreprise coréenne, le couple pour deux entreprises américaines. Ils s’appartiennent à un monde tout à fait différent de celui de l’université. Ca m'a fait plaisir d'être avec eux pour changer d’air. Ils ont parlé de la crise économique pendant le repas. Selon eux, le marché chinois pourrait sauver le monde de la crise. La preuve, c’est que leurs entreprises n’ont pas cessé d’ajouter l’investissement à Suzhou pour renforcer la capacité de production. « Mais il semble qu’à l’université, on est assez pessimistes pour la crise... », je leur ai dit. « Ha ha, c’est parce qu’à l’université, il y a beaucoup d’étudiants qui n’ont pas trouvé un boulot ! » m’a répondu le garçon du couple. Il y avait en fait un autre garçon qui était venu avec eux mais il n’a pas participé au dîner. Mon ami m’a expliqué qu’il était avec sa maîtresse. « Quoi ?! » « Oui, sa maîtresse est une fille diplômée de notre université et qui travaille dans une entreprise à Shanghai. Il profite de l’occasion de venir à Nankin pour passer le weekend avec elle. » « Sa femme ne le sait pas ? » « Non. J’ai vu sa femme, une femme très belle et sa maîtresse...plutôt banale, physiquement parler. Mais la femme qu’on voit à l’aventure est plus séduisante que la femme avec qui on vit quotidiennement : c’est de la nature de l’homme. » « C’est écoeurant ! » j’ai crié. « Oh, ne te fais pas moraliste. C’est une affaire qui ne fait du mal à personne : l’homme, quand il a trahi sa femme, fait plus de choses plaisantes pour elle ; la femme, pourvu qu’elle n’en save rien, se réjouit de la tendresse du mari ; la maîtresse, pourvu qu’elle ne cherche pas à se marier avec l’homme, vit les plaisirs purs avec lui. N’est-ce pas que tout le monde est content ? » « Oh, tu as toujours raison. Que ta future femme ne te trahisse pas ! » « Ce n’est pas grave pourvu qu’elle ne me le fasse pas savoir. » Bon, que dire de plus...

5 评论:

jb a dit…

Une histoire d'autrefoisIl y avait un homme de quarante ans qui aimait beaucoup sa femme, mais, comme son commerce marchait fort bien, prit une maîtresse.

Il en parla avec sa femme, qui pleura un peu, puis eut de la curiosité, et demanda de pouvoir observer de loin cette créature. Le mari la conduisit dans une salle de spectacle et la lui montra, assise parmi trois autres jolies femmes.

A gauche c'est celle du banquier, ensuite celle du maire, ensuite c'est elle, ensuite celle du pharmacien.

Oh, dit la femme, je suis contente, c'est la nôtre qui est la plus belle!

Anonyme a dit…

BelleNeige ,je ne crois pas que la duplicité soit prisée dans ce monde qui existe hors de ton pays ces temps-ci.Mildred

Anonyme a dit…

BelleNeige, tu as écrit''...le marché chinois pourrait sauver le monde de la crise...'';
J'ai l'impression que tu ne connais absolument rien aux politiques extérieures de ton pays; l'Amérique ne peux vivre sans la banque de Chine et inversement la Chine mourra sans l'argent des Américains;c'est 1/1 et nul pour toi et moi.Mildred.

Silouane a dit…

"J'ai l'impression que tu ne connais absolument rien aux politiques extérieures de ton pays;"

Anonyme, Neige cite les propos de ces trois personnes, je ne vois pas en quoi elle montre sa connaisse ou sa non-connaissance de des relations extérieures.

Neige a dit…

Je lis de temps en temps des articles sur les politiques extérieurs de mon pays, ce qui est loin d'être suffisant pour ma culture là-dessus, et c'est pour cela que je n'écris que ce que j'ai observé dans ma vie quotidienne, par prudence. Merci en tout cas à vous deux: l'une qui m'a donné de l'information sur la relation sino-américaine, l'autre qui m'a défendue : )

JB, l'histoire que tu as racontée m'a fait rire!

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